A propos de l’auteur


Iñaki Perez Azcarate

Iñaki Perez Azcarate

Iñaki Perez Azcarate est né à San Sebastian, Pays Basque. Après une enfance tourmentée, il traverse la frontière. Une nouvelle fois la vie décide pour lui : à 15 ans, il entre à l’école des mousses. Là, son avenir est tout tracé. Son apprentissage de la vie passera par là.

Dire que ce métier est difficile est un euphémisme. Côtoyer des hommes de l’âge de son père, qui pour certains ont connu la guerre, les camps et le STO, n’est pas toujours simple. Avoir 16 ans en 1968 dans le milieu de la pêche n’est synonyme ni de confort, ni de plaisir.

Pourtant avec le recul, cela a été une période particulièrement enrichissante, tant sur le plan des relations humaines que sur le plan de sa construction personnelle. Il est ainsi marin pêcheur à Saint-Jean de Luz pendant plus de cinq ans.

Revenu de l’armée, il se réoriente. Il y a diverses façons de tourner la page ; lui, prend un virage à cent quatre-vingts degrés. Il monte à Paris pour entrer à la Compagnie Internationale des Wagons-Lits et du Tourisme. Le changement est radical : finies les odeurs de poissons, de mazout et de transpiration.

 Rasé de près, uniforme, cravate, il fait sept voyages dans le mois soient quatorze nuits. Des horizons nouveaux s’offrent à lui : Madrid, Rome, Venise, Florence, Vintimille, Innsbruck, etc… Dès le premier voyage, il sait qu’il fera tout pour conserver son poste. Le reste du temps, il est en  repos. Repos qu’il conjugue entre sa famille, il s’est marié et a deux enfants, et la restauration d’une maison de plus de deux cents ans.

Le temps libre est un luxe auquel il s’habitue très vite. En dehors des travaux de rénovation, des enfants, il aime lire et peut ainsi s’adonner à son plaisir.

Il a payé assez cher pour savoir que de la misère au luxe, il n’y a qu’un pas. Il passe ainsi trente-huit ans à voyager et voyager encore durant le voyage, à travers les livres qui ne le quittent jamais.

Franchir le pas, écrire soi-même une histoire ne s’est pas fait en un jour. Depuis qu’il est à Paris, la nostalgie du pays aidant, il se laisse aller à écrire des mots, des phrases sur des papiers volants, sur des tickets de métro ou tout autre support. Puis ce sont les premiers poèmes. C’est  son fils étudiant en cinéma qui le pousse dans ses retranchements. Il se prend au jeu et se met sans prétention à écrire ou plus justement à raconter des histoires.