Retour sur l’écriture de « Héritages »


A l’approche de la retraite, j’ai découvert l’écriture. L’écriture étant un bien grand mot, je préfère dire que j’aime raconter des histoires.
D’abord germe une idée, puis, sur l’immense étendue de la feuille blanche, mot après mot elle prend forme. Les personnages s’animent, les situations évoluent, l’ambiance se crée ça y est c’est parti.
Au fil des pages l’histoire prend corps.
Ecrire est un plaisir, il ne peut en être autrement. Je ne n’imagine pas qu’une personne puisse écrire sous la contrainte.
Avec la création naît la crainte. Lorsqu’on écrit on dévoile forcement une partie de soi. Cette exposition inévitablement à diverses conséquences.
Pour mon cas personnel j’ai voulu créer un roman dont l’action se déroulait au Pays Basque.
Pourquoi ce lieu alors que tout a été dit ?!
Tout d’abord parce que j’y suis né et si cela fait 40ans que j’en suis parti, j’en ai apporté une partie avec moi.

Parler du Pays Basque n’est jamais simple.
De tout temps il a été décrit comme un pays de mystères, un lieu possédant sa propre langue, sa propre mythologie, ses propres codes.

[Déjà les Romains avaient du mal à cerner ces tribus si étranges, au langage si différent des autres.
Puis ce fut le va et vient incessant, durant des siècles, des pèlerins se rendant à Saint- Jacques- de- Compostelle.
Au moyen- âge, l’incompréhension entre Basques et pèlerins est totale. D’abord il y a la barrière de la langue, qui entraîne des craintes, des peurs.
Cette image de sauvage, (entretenue par le moine poitevin Aimery Picaud) collera longtemps à la peau de cette population.
Puis ce fut l’arrivée au Pays Basque de Monsieur Pierre De Rosteguy, Seigneur de Lancre. Les procès pour sorcellerie qui suivirent eurent un énorme retentissement et souillèrent définitivement ces gens.
Après le mariage de Louis XIV à Saint- Jean de Luz l’image des Basques s’améliore.
Enfin le mariage de Napoléon III avec une Basquaise scellera définitivement l’image positive du Pays Basque.]

Cependant, encore aujourd’hui le Mystère Basque reste entier…